Découverte d’un nouveau foyer de grippe aviaire dans le Tarn

Les producteurs du canard gras ont demandé à l’ensemble des professionnels du secteur d’être plus vigilants, suite à la découverte d’un foyer de grippe aviaire dans le sud-Ouest et regrettent un nouveau retard dans l’ouverture des exportations à l’étranger.

Pourtant, Christophe Barrailh, président du Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (Cifog), « salue la force du plan mis en œuvre par les pouvoirs publics qui a facilité la découverte immédiate » des premiers cas de grippe H5N8. « Mais nous avons l’obligation de rester vigilants, de surveiller les élevages, car nous voulons maintenant arrêter les premiers feux pour que l’incendie ne se propage pas » a-t-il lancé.

Toutefois, il déplore que les nouveaux foyers détectés dans le Pas-de-Calais et le Tarn « ralentissent de trois mois le calendrier de récupération du statut de pays « indemne » (d’influenza aviaire) », accordé par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Celui-ci allait être donné ce samedi 3 décembre.

Cependant, ce statut que la France avait perdu depuis une année à la suite d’un premier fléau de grippe aviaire est nécessaire pour l’exportation des volailles et de foie gras dans plusieurs pays comme le Japon.

Les exportations du canard gras vers le Japon ont permis à la filière française de gagner 17 millions d’euros en 2015 d’après M. Barrailh. Quelques soit les marchés étrangers, « en 2015, notre solde positif total était de 60 millions d’euros, alors qu’il devrait baisser en 2016″, a-t-il ajouté.

« Les éleveurs doivent absolument être plus vigilants » afin d’éviter une contamination » car la moindre faiblesse, impacterait toute la filière » a ajouté Dominique Graciet, président de la Chambre régionale d’Agriculture de la Nouvelle Aquitaine et de l’entreprise agroalimentaire Delpeyrat, qui fait partie des plus grands producteurs de foie gras français.

« Nous nous attendions à découvrir, des foyers ponctuels relatifs aux déplacements d’oiseaux, mais cela n’a aucun lien avec la contagion de l’année passée », a dédramatisé M. Graciet, qui élève aussi les canards gras qui avait été immédiatement été touché par la première épidémie. Il ne souligne toutefois que ce virus H5N8 n’est pas contagieux pour l’homme. Et ajoute qu’il s’agit d’un problème de santé animale ».