Figeac Aéro a été choisi pour la reprise d’Auvergne Aéronautique suite à la décision du Tribunal de commerce de Lyon tombée le jeudi 23 novembre. Cette entreprise est spécialisée dans la conception de pièces métalliques et d’aérostructures dont l’un des clients est Airbus.

Les travailleurs du groupe ont attendu longtemps pour connaître le repreneur de leur entreprise. La décision est tombée, le Tribunal de Commerce de Lyon a choisi Figeac Aéro pour reprendre les capitaux de cette entreprise spécialisée dans la conception de pièces métalliques et d’aérostructures dédiées aux industries aéronautique et spatiale.

Dans cette reprise, Figeac Aéro faisait face à We Are Aerospace, un groupe basé à Toulouse qui a amendé l’aspect social de son offre, en diminuant de 50 à 26 le nombre de de postes dans le site d’Aulnat (Puy-de-Dôme) où 350 personnes sont employées.

A Auxerre, l’entreprise emploi 70 personnes et à Casablanca 310. Auvergne Aéronautique est surtout le principal fournisseur d’Airbus en pièces métalliques et aéronautiques.

Une mission également effectuée par Figeac Aéro qui vient ainsi consolider sa présence au Maroc grâce à ce rachat et ce qui lui permet d’enrichir son portefeuille client avec Airbus Helicopters. Précisons que le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 252,3 millions d’euros en 2015.

Réduction des commandes

Auvergne Aéronautique avait été rachetée par ACE Management en 2013 avec à la clé un investissement à hauteur de 8 millions d’euros pour renforcer la production.

Mais les dirigeants avouent que des contraintes d’ordre structurel existent encore comme une absence d’amélioration des performances industrielles, des marges pas conséquentes. Par ailleurs, l’entreprise fait face à un recul des commandes comme le marché des hélicoptères est handicapé par le secteur pétrolier duquel il dépend.

Une perte de 4 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 46 millions avait été enregistrée en 2015. Ce qui avait occasionné une mise en redressement judiciaire de l’entreprise. De plus, les organisations syndicales du site d’Aulnat avaient avoué qu’ils préféraient We Aerospace, doutant que Figeac Aéro puisse arriver à garder les emplois».

Pour parvenir à corriger les erreurs, Figeac Aéro a annoncé qu’il compte améliorer le management, tout en gardant 97 % des employés, de normaliser les achats, et d’injecter 5 millions d’euros sur trois ans.