Malgré une semaine écourtée par la célébration de Thanksgiving, les indices US continuent d’engranger les points. Les trois indices phares de la place new-yorkaise ont terminé à des niveaux records.

Il y avait peu de monde ce lundi sur les marchés américains. En cause, une semaine écourtée par les festivités entourant la Thanksgiving. Wall Street gardera d’ailleurs ses portes closes ce jeudi et ne rouvrira vendredi que pour une demi séance. Cela n’a pourtant pas empêché les indices US de poursuivre leur course au record entamée après l’élection de Donald Trump.

Bien aidé par un pétrole à la hausse, le Dow Jones DJI 0,47% , en progrès de 0,47%, pousse son meilleur score au-dessus des 18.956 points. Record aussi pour le Nasdaq COMPX 0,89% . Grâce à un gain de 0,89% sur la séance, il a battu d’une trentaine de points son sommet historique du 22 septembre dernier. Le S&P500 (+0,75% à 2.198,20 points) a mis un peu plus de temps et n’a franchi son pic du 15 août 2016 que dans la dernière heure de la séance.

Le « Trump effect »

Les indices de la Bourse de New York ont le vent en poupe depuis l’élection présidentielle américaine du 8 novembre, les investisseurs pariant sur une politique économique de Donald Trump favorable au marché.

Les technologiques et le pétrole portent le marché

Les cours du pétrole ont terminé en hausse de près de 4% sur le Nymex, soutenus par la perspective d’un accord pour limiter la production afin de soutenir les prix. Les prix du brut ont été portés en outre par un fléchissement du dollar, qui subit son premier repli en 11 jours face à un panier de devises de référence (-0,33%). L’euro en profite pour se raffermir, autour de 1,0630 dollar.

Les majors Chevron et ExxonMobil ont profité de l’embellie des cours de l’or noir, avançant respectivement de 0,90% à 110,18 dollars et 1,42% à 86,49 dollars.

Les technologiques ont également porté les indices avec +1,52% pour Apple et +4,1% pour Facebook, qui a annoncé vendredi que son conseil d’administration avait autorisé des rachats d’actions pour un montant susceptible d’atteindre 6 milliards de dollars (5,67 milliards d’euros).

Contre la tendance, Tyson Foods a chuté de plus de 14%. Le numéro un américain de la viande a annoncé le départ à la fin de l’année de son directeur général Donnie Smith, qui sera remplacé par l’actuel président du groupe, Tom Hayes, et fait état d’une baisse de près de 13% de son chiffre d’affaires trimestriel.