Didier Deschamps a rappelé lundi sur beIN Sports qu’il avait jugé meilleur pour l’équipe de France de se passer de Karim Benzema à l’Euro et depuis. Et a mis en avant le vécu des joueurs qui étaient présents pour expliquer, notamment, ses choix actuels.Invité lundi à commenter une nouvelle fois l’absence de Karim Benzema en équipe de France, Didier Deschamps s’est défendu d’avoir là «un dossier», un «cas» à gérer mais le sélectionneur n’a pas pour autant ouvert la porte. «Evidemment qu’il a été important pour l’équipe de France, après il y a des événements qui se sont passés», a dit le sélectionneur en référence à la mise en examen de l’attaquant du Real Madrid dans une affaire de chantage présumé à la sextape visant Mathieu Valbuena. «Quand je prends des décisions, c’est pour le bien de l’équipe de France. J’ai pris des décisions. Je choisis des joueurs parce que je pense que c’est mieux pour l’équipe de France et tant que je penserai comme ça, je choisirais comme ça», a-t-il ajouté.S’il assure que la mise au ban de l’ancien Lyonnais n’est pas définitive – «je ne dis pas que la situation sera la même dans quatre mois, dans six mois ou dans un an», a-t-il dit -, Didier Deschamps a mis en avant le vécu et les résultats obtenus par les joueurs convoqués pendant l’Euro, où les Bleus ont échoué en finale, et depuis le début de la saison, marqué par trois victoires et un nul en qualifications pour la Coupe du monde 2018, assortis de la première place du groupe. «On a eu un Euro (…) Les 23 que j’ai pris, j’ai dit avant l’Euro : « J’ai confiance en eux », et ils m’ont rendu cette confiance, a expliqué Didier Deschamps. Et je vais leur dire « ok, maintenant, c’est bon, c’est plus vous » ? Et depuis, c’est pas les mêmes puisque sur le dernier remplacement (sic), Dédé Gignac, qui a été avec nous à l’Euro, il n’a pas été là, c’était Kevin Gameiro. Les joueurs répondent présent. Ce n’est pas enlever à quelqu’un pour donner à l’autre.»Un peu plus tard, Didier Deschamps a de nouveau laissé entendre que le choix n’était pas sportif, ou pas uniquement : «J’ai des choix de joueurs, j’ai des choix d’hommes aussi à faire, a-t-il dit. Il n’y a personne qui peut être au-dessus, c’est la force collective, la force du groupe. On sait tous très bien à quoi ça tient.»En octobre, alors que Karim Benzema avait réaffirmé son envie de retrouver les Bleus, Deschamps avait dit ne rien attendre de l’attaquant, ni d’aucun autre joueur, et faire ses choix sans tenir compte des déclarations.