Alain Juppé second sorti deuxième d’après les résultats du premier tour de la primaire de droite et du centre a indiqué qu’il ne veut pas polémiquer longtemps sur l’avortement et la place des femmes, et affirme ne pas vouloir « jouer les snobs ».

Alors que nous sommes à quelques heures du débat de l’entre-deux tours de la primaire à droite, le maire de Bordeaux a voulu calmer le jeu lors d’une interview sur TF1. Mais Alain Juppé s’est toutefois attaqué plusieurs fois aux discours de François Fillon pendant la semaine.

Il a réitéré que ses attaques sur l’avortement n’étaient pas personnelle contre son adversaire, mais qu’il voulait juste que ce dernier puisse clarifier ses propositions ».

« François Fillon m’a dit qu’il était personnellement contre, mais qu’en tant que Président, il n’y aurait aucun changement à ce sujet. Je ne lui ai jamais reproché de le fait de vouloir changer l’IVG. Je lui ai simplement demandé d’apporter des éclaircis sur ses positions », a lancé Alain Juppé, tout en indiquant allait continuer sur cette voie en ce qui concerne d’autres questions, surtout celle de la santé.

« Il faut éviter d’être aussi sensible »

Lundi l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac avait critiqué la conception « très traditionaliste presque obscurantiste sur la place des femmes ou encore sur la famille » de son concurrent. Sur cette question, le candidat a répondu qu’il jugeait qu’il n’était pas obligé de nourrir cette polémique ».

« Il faut éviter d’être trop sensible et jouer les snobs. Lors du premier tour, on m’a accusé de mollesse. Aujourd’hui, je dis que François Fillon est extrêmement dur, ce qui nous place au même niveau » conclut-il.

En parlant de ses anciennes années politique, avec François Fillon, Alain Juppé a souligné qu’il estime et de l’amitié pour lui » mais cela ne l’empêchera pas des choses qu’il n’apprécie pas ».

« J’ai également été très critiqué pendant la campagne souvent des campagnes très dégradantes » a-t-il tenu à rappeler. Mais peu importe les résultats, nous allons tous soutenir le vainqueur pour la présidentielle ».